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    J’étais assis au comptoir d’un vieux bar sordide
    Quand une pute blondasse vînt me casser les grelots
    Bonsoir chéri qu’elle me dit en exhibant son bide
    La jupette retroussée sur son string placébo

    Tu m’paye un coup, ça caille j’me les gèle sur l’bitume
    On m’appelle lili je viens de Garges les gonesse
    Putain de bordel de boulot où l’on s’enrhume
    Pour réchauffer les âmes perdues, les cœurs en détresse

    Je lis sur son visage bien plâtré à outrance
    Dans ses yeux papillon cernés d’un arc-en-ciel
    Toute la misère du monde et des hommes la souffrance
    Dans sa putain de vie et qu’elle a pris sur elle

    Je lis sur ses lèvres séchées, d’un rouge violacé
    Usées par les paroles, les mots de réconfort
    Les patins, et toutes les bites qu’elle a dû sucer
    Pour donner du plaisir aux pauvres mecs déjà morts

    Je lis sur son corps déformé par toutes les mains
    Et tout le poids des hommes par leur viol consenti
    Les millions de caresses dans ces échanges malsains
    Sa poitrine exténuée, et son âme salie

    Créature du diable, fille de mauvaise vie, de joie
    Pute, gourgandine, ribaude, gueuse, catin et j’en passe
    Que ferions nous, libido en warning, sans toi
    Sans ta silhouette, par tous les temps dans l’impasse

    Je la regarde et je lui souris tristement
    Je lui dis : bien sûr, veuillez servir madame
    Je sors après l’avoir saluée poliment
    Il pleut, toutes les lumières luisent sur le macadam.



    Gérard Bollon-Maso

     

     

     

     

     


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    Sous un soleil vermeil, le jardin resplendit.

     

    Un halo de parfums de fleurs nous enveloppe.

     

    Dans les arbres feuillus, lors, gazouillent les nids.

     

    Sur un proche sentier, un cavalier galope.

     

     

     

    Sous le dôme du ciel, dans l'arpège du vent,

     

    Dont la douce musique enchante la pensée,

     

    La sieste nous faisons derrière un paravent

     

    De buissons fleuris, attendant la soirée.

     

     

     

    Un voile d'azur sombre, envahit tout l'éther.

     

    Et l'or du crépuscule au cristal de silence,

     

    S'enflamme peu à peu, tel le feu de l'enfer.

     

    Mais la nuit en tombant noie son incandescence.

     

     

     

    La Lune vagabonde en un instant se cache

     

    Derrière les hauts monts, puis soudain apparaît,

     

    Lente et luminescente, accomplissant sa tâche.

     

    Et de ses éclats d'or, fait chanter les marais.

     

     

     

     

     

    Gérard Bollon-Maso

     

     

     

     

     


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    Le soleil a rougi le ciel à l'horizon.

     

    Des nuages pourprés, filent vers la colline.

     

    Puis le dernier éclat, meurt au-delà du mont

     

    Qui bientôt s'assombrit, déjà la nuit domine.

     

     

     

    Un vent doux et léger, parfume l'air du soir.

     

    On entend dans la nuit, le sanglot des fontaines.

     

    La campagne s'endort dans un silence noir

     

    Qui gagne le vallon sous une Lune hautaine.

     

     

     

    Les étoiles bientôt iront l'accompagner

     

    Et pour former ce ciel, cette beauté astrale

     

    Que nous aimons tant voir les douces nuits d'été,

     

    Pendant tous nos congés, période estivale.

     

     

     

    Soudain, la nuit s'endort, calme et silencieuse.

     

    Les amants fatigués, sont couchés, enlacés

     

    Jusqu'au petit matin, à l'heure précieuse

     

    Quand va naître l'Aurore et ses tons diaprés.

     

     

     

     

     

    Gérard Bollon-Maso

     

     

     

     

     


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    Dans le clair d'un matin tout parfumé de roses,

     

    Un souffle de brise si charmeur et câlin,

     

    Caresse docile un ciel pur et serein,

     

    Dans une aube dorée et en apothéose.

     

     

     

    Et sur l'herbe verdie une brume se pose

     

    En gouttes de cristal tout emperlées d'or fin,

     

    De tout jeunes rayons encor un peu sanguin

     

    Effleurent nonchalants la flore qui éclose.

     

     

     

    Un vol blond d'abeilles et toujours en symbiose

     

    Bourdonne vers la ruche et leur nectar dépose

     

    Qui fera du bon miel que nous dégusterons.

     

     

     

    Puis les voiles d'ombre de ce matin diapré

     

    S'enfuyant peu à peu au bout de l'horizon,

     

    Laisse un paysage d'une grand beauté.

     

     

     

     

     

    Gérard Bollon-Maso

     

     

     


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    Ta chair a la senteur du doux parfum des roses.

     

    Tes yeux délicieux, m'éclairent de leurs feux.

     

    Frissonnants sont tes mots, tu dis de belles choses,

     

    Qui veloutent mon âme et rend mon corps heureux.

     

     

     

    Ta beauté et ton charme ont surpris ma raison

     

    Et ton nom est gravé dans mon cœur pour la vie.

     

    Que d'attraits, que d'appas en toi en pâmoison

     

    Qui font monter ma sève au sommet de l'envie.

     

     

     

    Sur ta bouche enivrante, embaumée au plus doux,

     

    A l'haleine fleurie, au goût de fraise mûre,

     

    Je dépose un baiser, malicieux et fou.

     

    Je caresse tes seins : beauté d'une sculpture,

     

     

     

    Mes mains tels deux aimants, ne peuvent s'en passer.

     

    Tu ouvres dans mes nuits, des portes infinies

     

    Que je franchis vers toi, et pour toujours t'aimer.

     

    Je veux être avec toi, pour de nombreuses vies.

     

     

     

     

     

    Gérard Bollon-Maso

     


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