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    A la tombée du jour, au ciel rose orangé,

     

    Puis devenant mauve sous la douce caresse

     

    Du vent crépusculaire, aux parfums de richesse

     

    Montants de la prairie et des blonds champs de blé.

     

     

     

    Des gazouillis d'oiseaux s'élèvent, se propagent

     

    Comme une mélopée, un murmure d'Amour,

     

    En notes de cristal s'envolent jusqu'au jour ;

     

    Un étang miroite, bordé d'herbes sauvages.

     

     

     

    Et, un ruisseau rêveur divague dans la nuit,

     

    Marmonne sa complainte en un chant mélodique.

     

    Un grand duc imposant, l'oeil doré, hiératique

     

    Sur sa branche feuillue, épie sa proie sans bruit.

     

     

     

    Les maisons dans le noir qui toutes assemblées

     

    Autour du vieux clocher, sont dans un lourd sommeil ;

     

    A l'aube nouvelle, lors du premier soleil,

     

    Elles ont les yeux ouverts car déjà éveillées.

     

     

     

    Les paysans bourrus, le lard sur le blanc pain,

     

    Arrosé de vin sec, déjeunent bruyamment

     

    En parlant de leurs terres, le ton haut, discutant

     

    De leurs prochains travaux d'aujourd'hui et demain,

     

     

     

    Se lèvent rassasiés, rejoignent leur tracteur

     

    Et passent leur journée à l'air sec, parfumé ;

     

    Leur labeur est très dur et le soir éreintés

     

    Mais heureux de leur vie, entrent chez eux, rieurs.

     

     

     

     

    Gérard Bollon-Maso

     

     

     


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    Il faisait doux ce soir, un soir baigné de rose

     

    Au crépuscule clair de rêve et de silence,

     

    Flottait un air léger et ta tendre présence

     

    Me rendait très heureux, je te sentais dispose.

     

     

     

    Assise contre moi, nous étions en symbiose

     

    Dans ce joli jardin dont la verdure dense

     

    Exhalait suaves ses parfums d'excellence,

     

    Le ciel nous donnait un spectacle grandiose.

     

     

     

    Un petit vent d'Amour soufflait tout en soupirs,

     

    Le contact de nos corps exaltait nos désirs,

     

    Nos yeux et notre bouche appelaient les caresses.

     

     

     

    J'ai posé un baiser à la fleur de tes lèvres,

     

    Nos corps se sont soudés dans un élan d'ivresse,

     

    Puis avons fait l'Amour, le coeur, le corps en fièvre.

     

     

     

     

    Gérard Bollon-Maso

     

     

     


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    Un souffle printanier vagabonde dans l'air,

     

    Douces senteurs de fleurs, de sous-bois, d'herbe grasse.

     

    Le silence se tait dans un ciel déjà clair,

     

    Où s'élance un oiseau fou et ivre d'espace.

     

     

     

    Un vent malicieux en longs flots sensuels

     

    Caresse la vallée offerte à la lumière

     

    D'un soleil revenu des gouffres immortels,

     

    des hivers rigoureux aux relents de glacière.

     

     

     

    Tout est charme et splendeur, douceur et volupté.

     

    Les parfums de la terre exhalent leurs délices.

     

    Un petit air d'Amour, se balade enchanté

     

    Et la nature sort sa beauté novatrice.

     

     

     

    Le temps passe comme un frisson d'éternité.

     

    La forêt reverdit car remonte la sève.

     

    Maraudant, des chemins cherchent leur liberté.

     

    A un arbre adossé, je m'évade et je rêve.

     

     

     

     

     

    Gérard Bollon-Maso

     

     

     

     

     


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    Et la nuit vient de balancer son sombre voile,
    J’entends dans le tendre espace de mes silences
    Tes yeux m’appelant, brillants comme des étoiles,
    Et le murmure de tes frissons, de tes sens.

    Puis ton parfum m’enivre de ses fragrances,
    M’attirant de ses senteurs sauvages et mystiques,
    Je vole vers toi le corps en effervescence,
    Les bras tendus pour une étreinte extatique.

    Notre peau se frôle, se caresse, et se touche,
    Et frémissante, elle se couvre de désirs,
    Une haleine languissante sort de nos bouchent.

    Puis dans un long baiser étouffant nos soupirs,
    Mes mains s’égarent cherchant le creux de ta souche,
    Nos corps dansent dans une débauche de plaisirs.



    Gérard Bollon-Maso

     

     

     


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    Ce soir le ciel se donne aux ombres étoilées.

     

    Et tout baigné de Lune au silence latent,

     

    S'étale dans la nuit aux beautés dévoilées,

     

    Aux regards éblouis, à l'heure des serments.

     

     

     

    Une lumière pâle aux lueurs tamisées,

     

    Caresse dans le noir le rêve des amants,

     

    Qui dans leur doux sommeil aux Amours oubliées,

     

    Se souviennent encor du sacré bon vieux temps.

     

     

     

    La musique du vent qui enchante les anges,

     

    Envoûte lentement de ses parfums étranges

     

    Aux effluves subtils, l'espace somnolent.

     

     

     

    Enfin la nuit blanchit au regard de l'Aurore,

     

    Rêve, parfums, musique, au soleil s'évaporent.

     

    Et ce matin le ciel, se donne au temps présent.

     

    Un grand merci à mes lecteurs pour leur appréciation de mes textes

     

     

     

    Gérard Bollon-Maso

     


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