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    Ils sont tous venus ce jour là
    Des banlieues du nord de Paris
    Des bidonvilles de là-bas
    Nanterre, Bezons, ou Clichy
    -
    Ils sont venus manifester
    En costume du dimanche
    Pacifique et non armés
    Aucun esprit de revanche
    -
    Capitale des droits de l’homme
    Ils espéraient être entendus
    Liberté pour tous les hommes
    Même immigrés bien entendu
    -
    Papon, le préfet de police
    En a décidé autrement
    Ordonnant quelle injustice
    Le massacre des innocents
    -
    Leurs corps flottants sur la Seine
    Sont maintenant dans l’histoire
    Une image très obscène
    Qui noircit nos mémoires
    -
    Une date de la honte
    Dont doit se souvenir chacun
    Ce sale temps qui remonte
    Dix sept octobre soixante et un.


    -

    Gérard Bollon-Maso

     

     

     


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    Ce doux matin j'ai vu, pénétré de rosée,

     

    Refleurir l'or des genêts, que le vent vif effleure,

     

    Emportant le parfum à la douceur lactée

     

    Au loin, à l'horizon, en vallée extérieure.

     

     

     

    Et plus près, la colline au sommet verdoyant

     

    Se chauffait au soleil, encor rouge et timide.,

     

    Un ruisseau musardait, serpentant et chantant,

     

    Dont les flots argentés, s'enfuyaient, intrépide.

     

     

     

    Phébus, déjà bien haut, jetait ses feux sanglants,

     

    Vibrant d'incandescence, irisant l'atmosphère.

     

    Le ciel était d'Azur, vierge, pur et clément,

     

    Donnant au paysage, une belle lumière.

     

     

     

    Un étang lumineux que le ciel butinait

     

    de ses éclats dorés, lors, était tout en joie.

     

    Une odeur de lilas, dans l'air chaud voletait.

     

    Un petit chemin creux, perdu, cherchait sa voie.

     

     

     

    Plus loin se dessinait une chapelle antique

     

    Aux pieds des vers coteaux, joyau dans le décor,

     

    Beauté des arts passés à l'attrait esthétique

     

    Et but de la balade ; On reviendra encor.

     

     

     

     

     

    Gérard Bollon-Maso

     

     

     


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    Quand tu es près de moi, je rentre en combustion.

     

    Ta beauté, ton parfum, me font monter la fièvre.

     

    La douceur de ta peau, ton corps en émotion,

     

    Sollicitent ma main, la douceur de ma lèvre.

     

     

     

    Quand tu es près de moi, mon cœur bat le tambour,

     

    Mon corps est en soupirs, et ma raison s'envole.

     

    Ton souffle est caressant, tout en vagues d'Amour,

     

    Ton sein se dresse au clair, fier de son aréole.

     

     

     

    Quand tu es près de moi, je plonge dans tes yeux

     

    Couleur des mers du sud, aux reflets de lagune,

     

    Qui me donnent l'envie, en leur ciel merveilleux,

     

    D'y vivre et d'y mourir, qui seront ma fortune.

     

     

     

    Quand tu es loin de moi, tu vis dans tout mon corps,

     

    Mes pensées et mon cœur, puis, toujours dans mes rêves,

     

                           Si belle et nue tu es, pâmée au soleil d'or,

     

    Sur une plage blonde, où l'on s'aime sans trêves.

     

     

     

     

     

    Gérard Bollon-Maso

     


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    Et le jour apparaît, embaumé de jasmin,

     

    Cajolé par un vent d'Aurore purpurine.

     

    Le soleil languissant, en ce début de Juin,

     

    S'élève lentement, dans une douceur divine.

     

     

     

    Des rossignols d'été, s'éveillent en chantant.

     

    Le ciel est somnolent, la lumière opaline.

     

    Les vergers sont en fruits, les prés sont verdoyants,

     

    Et toi tu me souris, de ta beauté câline.

     

     

     

    Sortant dans le jardin, nous admirons les fleurs,

     

    Qui viennent de s'ouvrir, baignées de rosée,

     

    Leurs sublimes parfums et leurs belles couleurs,

     

    Font aimer la nature, en cette matinée.

     

     

     

    Tout au fond, le cours d'eau, murmure un chant d'Amour.

     

    Le soleil est plus haut, sa chaleur nous caresse,

     

    Profitant du matin, dès le lever du jour,

     

    Assis sur notre banc, nos yeux sont que tendresse.

     

     

     

     

     

    Gérard Bollon-Maso

     


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    La nuit versait au ciel, son ombre habituelle,

     

    Et un vent parfumé, caressait les jardins.

     

    Une ambiance d'Amour, survolait sensuelle

     

    Notre maison d'été, près d'un bois de sapins.

     

     

     

    Tu étais prés de moi, si belle et désirable.

     

    Emanait de ton corps, ce doux parfum de fleur

     

    Dont j'ai toujours aimé l'odeur inoubliable,

     

    Acheté à Paris, chez un grand parfumeur.

     

     

     

    Ton beau regard brillait, lors, comme deux étoiles.

     

    L'un contre l'autre, assis, la chaleur de ton corps

     

    Se transmettait au mien, et en plus sous tes voiles,

     

    Tu étais toute nue, et mon cœur battait fort.

     

     

     

    Puis j'ai senti ta main, et qui s'est rapprochée

     

    De la mienne. Plus tard, te serrant contre moi,

     

    Tu m'as offert ta bouche, aux lèvres colorées

     

    d'un beau rouge carmin. J'étais tout en émoi.

     

     

     

    Puis dans un long baiser et une douce étreinte,

     

    Nos corps se sont unis. Rejoignant notre lit

     

    Et, comme deux aimants et la lumière éteinte,

     

    Nous avons fait l'Amour, le reste de la nuit.

     

     

     

     

     

    Gérard Bollon-Maso

     


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